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Senior et internet

Seniors et internet

D’après beaucoup de sondages, les seniors surfent de plus en plus sur Internet, le senior et internet c’est un mariage qui se voit de plus en plus.

Les outils de l’informatique, avec notre génération actuelle apparaissent dans les maisons de retraite ou dans les foyers pour personnes âgées.

Avec le vieillissement de la population qui avance, le nombre d’internautes seniors va forcément progresser.

Il est vrai que c’est une fenêtre sur le monde actif, et les seniors qui ont du temps libre cherchent à s’instruire à ce nouveau matériel qu’est l’ordinateur. A savoir que ces personnes mettent bien sûr plus de temps à s’adapter, c’est tout à fait compréhensible car c ‘est un monde nouveau pour eux et pas toujours facile : nombreux onglets, plusieurs navigations, etc…

Les écrans, les souris et les claviers ne sont pas toujours adaptés aux personnes âgées.

Il faudrait qu’il existe des écrans particuliers et des claviers à gros caractères pour faciliter l’usage des mains et de la vue.

Leur première motivation est la communication entre amis, famille, petits enfants. Cet échange est loin d’être superficiel mais au contraire apporte un véritable bien-être pour elles.

Avec l’âge, les relations sociales se réduisent, les personnes se renferment sur elles. Or avec l’Internet, les échanges se font à distance, avec tout le monde ce qui n’est pas négatif !

C’est un excellent moyen pour rompre l’isolement et permettre de rester en contact permanent avec les familles ou proches…

Bien sûr la possibilité d’utiliser internet s’adresse à des personnes, je dirais pas trop âgées, car les plus « anciens » restent bien sûr à l’écart et cela est tout à fait compréhensible.

J’ ai lu un article sur internet justement d’une personne de 96 ans qui a été questionnée car elle a utilisé internet et ses conclusions de ce qu’elle a apprécié sont :

  • La possibilité de se tenir informée des nouvelles du monde,
  • Naviguer sur internet,
  • Correspondre avec sa famille,
  • Télécharger les musiques qu’elle aime
  • Tout cela à son rythme et en toute liberté

Et tout le personnel de sa maison de retraite a participé à l’aventure, je trouve cela génial.

Pour avoir un impact positif il faut être au courant des besoins, des attentes, des craintes et des compétences de chaque personne, car toutes n’attendent pas la même chose !

Il faut :

  • connaître les principales touches du clavier
  • savoir manier la souris
  • allumer et éteindre l’ordinateur
  • aller sur le menu démarrer
  • ouvrir une session
  • lancer un logiciel,
  • connecter un appareil photo numérique et copier des photos
  • visualiser ces photos ou images
  • écrire une lettre, un texte et l’enregistrer,
  • savoir ouvrir et se servir de Skype

etc……

Toutes ces actions doivent être vues avec le débutant pour ne pas être « noyé » sous toutes ces actions et les répéter jusqu’à ce qu’un automatisme soit installé, la personne âgée doit se familiariser et refaire sans cesse les exercices et…….voir les résultats !!

Il faut rester simple je pense et le plus important pour certaines personnes reste les tâches je dirais simples, classiques.

Lire et envoyer des mails, accéder à quelques sites Internet, voir et envoyer des photos, savoir échanger sur Skype.

Il est temps de faciliter l’approche des seniors et internet, et elle pourrait même raconter sa propre vie, concrètement avec tout ce qu’elle a vécu, les bons et mauvais moments (comme la guerre passée. Dans mon établissement certaines personnes m’ en parle et je trouve cela enrichissant de connaître le passé.

Ne pas oublier qu’une personne âgée est un être qui a vécu au siècle dernier et c’est un peu une bibliothèque de notre passé qui peut nous être très utile !

j’en profite pour vous afficher deux vidéos recommandées par Nadine

Ressources :

P.L.I. Multi-Training Center (Belgique) – Cours d’informatique pour seniors à Charleroi

Les alimentations artificielles en fin de vie

Donner à boire et à manger à son prochain, moralement est un acte symbolique. L’alimentation par sonde est une décision prise par le médecin, avec les proches de la personne, avec les soignants qui décident tous ensemble de ce qui est raisonnable et de ce qui respecte la vie, mais aussi la fin de vie d’une personne.

La dénutrition a des conséquences désastreuses pour la santé. Il est donc nécessaire d’alimenter les personnes en fin de vie pour lutter contre ces conséquences douloureuses comme les escarres, les infections avant de passer à l’alimentation entérale tout aura été fait pour que les plaisirs de manger et les possibilités de se nourrir soient préservées. C’est un projet de soins pour la personne à mettre en œuvre avec le médecin et les soignants et la famille.

Dans quelles situations médicales le fait-on ?

  • dans les traumatismes aigus,
  • des AVC avec hémiplégie,
  • des pneumonies,
  • des démences avec désordres fonctionnels,
  • des cancers.

Quelles sont les manières de décider l’instauration de l’alimentation par sonde ?

On peut dire que la décision est prise par exemple après une fausse « route » (déglutition) sérieuse qui peut être due à la pathologie principale. La décision peut être prise de suite ou après avoir essayé d’autres moyens comme le changement de texture, aide aux repas…

Dans tous les cas ce ne doit être une décision prise rapidement (sauf cas extrêmes), il faut bien discerner les conséquences et se poser les bonnes questions. Après il est nécessaire d’évaluer l’efficacité de la survie du malade, le confort, la qualité de vie, voir les effets secondaires. Dans la majeure partie des cas les patients dits en soins « palliatifs » qui sont alimentés par sonde le restent jusqu’au bout de leur vie.

A côté de cela, il ne faut pas négliger une bonne hygiène buccale, surveiller l’état de la dentition, surveiller aussi l’assèchement de la bouche.

L’alimentation par sonde en fin de vie est souvent prescrite pour essayer de prévenir les conséquences de la malnutrition comme les escarres, les infections, les pneumopathies, la perte de poids importante.

Nous, nous nous nourrissons chaque jour, nous parlons beaucoup des problèmes nutritionnels, mais quand les limites de l’âge et de la maladie posent problèmes pour se nourrir la nutrition clinique est mise en place avec toute sa complexité !

Le manque de personnel en maisons de retraite

Le manque de personnel est un gros souci. De plus en plus d’institutions souffrent de ce manque de personnel.

Il est vrai qu’il est connu que travailler dans une maison de retraite est difficile, les résidents sont souvent trop nombreux par rapport au nombre de soignants et les moyens sont réduits au minimum.

Cela pose aussi le problème de restrictions budgétaires, d’où arrive le problème que le personnel est restreint et doit avoir une cadence souvent trop rapide, du coup le relationnel avec chaque pensionnaire est minimisé !

Honnêtement il n’est guère possible d’exécuter un travail de qualité quand le personnel est de 4 pour 80 résidents, sur deux étages, deux soignants (aide- soignants ou ASH) pour 40 toilettes à faire avant midi !

Les personnes âgées, fragiles qui arrivent en maison de retraite sont déjà dépendantes mais avec le temps, les plus valides finissent aussi par avoir besoin de plus en plus d’aide dans les actes quotidiens et les soignants pour ces 40 personnes doivent gérer tous cela et faire face aux problèmes pouvant survenir.

Le travail consiste à faire dès 6h30 du matin des toilettes, complètes ou partielles, douche (une par jour de programmée) préparer et servir le petit déjeuner, aider et faire déjeuner les résidents qui ne peuvent manger seuls (une grande majorité!)

Puis apporter un minimum d’aide pour les sortir de table, les installer dans la salle à manger et terminer bien sûr les toilettes.

Puis arrive le repas de midi à préparer, à servir et de nouveau aider les résidents à manger.

Installation à la sieste ou dans la salle à manger, change de protections de certains.

La manutention est très importante dans le travail en gériatrie, pour ma part j’ai été quatre ans référente en manutention et le dos est à absolument PRESERVER !

Puis vient l’équipe du soir, bien sûr il y a le côté administratif : démarches de soins à remplir, transmissions à faire, etc… Se rajoute aussi les imprévus .

C’est le principal d’une journée en maison de retraite mais j’oublie plein de détails comme par exemple le linge à ranger, les commandes alimentaires etc….

Tout cela pour bien comprendre que s’il y avait une ou deux personnes de plus à chaque poste ce serait plus détendu et le temps, le contact avec le résident serait plus agréable, et fait avec plus de le respect.

Mais l’espoir fait vivre dit-on et quand je me rends à mon travail je sais que je serais utile et que je vais faire au mieux pour les personnes dont je vais m’occuper, qui ont besoin de moi et cela vaut tout l’or du monde. Quand on est soignant c’est pour pouvoir aimer et aider son prochain.

Brigitte