Le manque de personnel en maisons de retraite

Le manque de personnel est un gros souci. De plus en plus d’institutions souffrent de ce manque de personnel.

Il est vrai qu’il est connu que travailler dans une maison de retraite est difficile, les résidents sont souvent trop nombreux par rapport au nombre de soignants et les moyens sont réduits au minimum.

Cela pose aussi le problème de restrictions budgétaires, d’où arrive le problème que le personnel est restreint et doit avoir une cadence souvent trop rapide, du coup le relationnel avec chaque pensionnaire est minimisé !

Honnêtement il n’est guère possible d’exécuter un travail de qualité quand le personnel est de 4 pour 80 résidents, sur deux étages, deux soignants (aide- soignants ou ASH) pour 40 toilettes à faire avant midi !

Les personnes âgées, fragiles qui arrivent en maison de retraite sont déjà dépendantes mais avec le temps, les plus valides finissent aussi par avoir besoin de plus en plus d’aide dans les actes quotidiens et les soignants pour ces 40 personnes doivent gérer tous cela et faire face aux problèmes pouvant survenir.

Le travail consiste à faire dès 6h30 du matin des toilettes, complètes ou partielles, douche (une par jour de programmée) préparer et servir le petit déjeuner, aider et faire déjeuner les résidents qui ne peuvent manger seuls (une grande majorité!)

Puis apporter un minimum d’aide pour les sortir de table, les installer dans la salle à manger et terminer bien sûr les toilettes.

Puis arrive le repas de midi à préparer, à servir et de nouveau aider les résidents à manger.

Installation à la sieste ou dans la salle à manger, change de protections de certains.

La manutention est très importante dans le travail en gériatrie, pour ma part j’ai été quatre ans référente en manutention et le dos est à absolument PRESERVER !

Puis vient l’équipe du soir, bien sûr il y a le côté administratif : démarches de soins à remplir, transmissions à faire, etc… Se rajoute aussi les imprévus .

C’est le principal d’une journée en maison de retraite mais j’oublie plein de détails comme par exemple le linge à ranger, les commandes alimentaires etc….

Tout cela pour bien comprendre que s’il y avait une ou deux personnes de plus à chaque poste ce serait plus détendu et le temps, le contact avec le résident serait plus agréable, et fait avec plus de le respect.

Mais l’espoir fait vivre dit-on et quand je me rends à mon travail je sais que je serais utile et que je vais faire au mieux pour les personnes dont je vais m’occuper, qui ont besoin de moi et cela vaut tout l’or du monde. Quand on est soignant c’est pour pouvoir aimer et aider son prochain.

Brigitte