L’ aide d un psychologue en maison de retraite

Faire appel à un psychologue peut apporter énormément de bénéfices, selon bien sûr son degré de compétences. Son prix est imputé au tarif de dépendance de la personne âgée.

Ses domaines d’actions définies doivent démontrer ses compétences auprès des résidents, de leur famille, du personnel soignant et de l institution.

Le psychologue et le résident

Son rôle et ses objectifs doivent « viser » à la qualité de vie de la personne âgée, lui garantir le plus d’autonomie possible, en respectant ses choix et être à l’écoute de ses attentes, garantir bien sûr sa sécurité, insister sur ses libertés.

Il doit également organiser son entrée en établissement, avoir des conversations rassurantes, sécurisantes, offrir des activités à but thérapeutique (stimulation cognitive), son rôle est d’être le meilleur interlocuteur d’écoute de la personne âgée. Il peut dédramatiser l’entrée du résident en institution, l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie (et oublier définitivement l’ancienne), voir les capacités psychiques, écouter et soutenir quand c’est nécessaire.

Des groupes de paroles, de stimulations d ‘exercices de mémoire peuvent être mis en place, des liens de confiance doivent se créer, et il peut aussi accompagner le résident à sa fin de vie.

En résumé, il peut permettre à la personne âgée de s’accepter et de vivre au mieux au sein de la maison de retraite.

Le psychologue et la famille

Les familles souvent en désarroi dans ces moments là peuvent compter sur le travail du psychologue qui peut les aider. Son rôle est :

  • d’aider à conserver les liens familiaux et affectifs de la personne âgée.
  • retrouver ou maintenir certaines relations sociales.
  • définir un référent familial.
  • soutenir la famille de la personne âgée qui est en fin de vie.

Toutes ces actions du psychologue, normalement sortent des compétences de nous, aides soignants, infirmières ou même médecins. C’est de la responsabilité du psychologue qui doit orienter toutes ses compétences envers le résident tout en pouvant naturellement accompagner la famille tout au long du séjour pour pouvoir faciliter l’adaptation de la personne âgée et peut renforcer le noyau familial, tout au long du séjour.

Le psychologue et le personnel

Nous, personnel soignant, devons faire face aux différentes pathologies, différentes dépendances physiques et psychiques des personnes accueillies en gériatrie, faire face aux décès. Intervention d’ un psychologue (dépendant de la structure) est également appréciée.

Il peut faire prendre conscience au personnel, qu’il faut respecter la dignité, les besoins et désirs de la personne telle qu’elle est et qu’elle a été, faire prendre du recul sur les problèmes professionnels rencontrés.

Deux démarches sont au service du personnel :

  • le groupe de parole : pour partager en toute confidentialité le vécu commun et pesant.
  • le groupe de la pratique quotidienne : permettant de réfléchir sur les problèmes quotidiens des résidents.

Des groupes de travail peuvent être mis en place ou différents débats seront évoqués :

  • bien vieillir
  • la sexualité de la personne âgée
  • la mort et l’angoisse de la mort
  • la perte de mémoire
  • les démences séniles
  • la souffrance des patients et des soignants
  • les liens avec la famille
  • etc……..

Le psychologue et l’institution.

Les objectifs attendus de chaque établissement, montrent l’importance de son rôle.

Le rôle du psychologue va être nécessaire dans la qualité de vie quotidienne, ils sont présent pour aider.

La présence d’un psychologue est un élément valorisant pour l’établissement. Cela démontre la volonté d’améliorer la prise en charge dans la maison de retraite, et les conditions de travail du personnel. Sa fonction s’inscrit dans le projet d’établissement. Il doit travailler en collaboration avec l’équipe soignante et avec le soutien de la famille. Il peut aussi intervenir pour stopper des conflits, qui impliquent le personnel, les résidents, les familles.